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Windows 10 : pourquoi tant de PME n'ont toujours pas basculé

Pierre Dumartin

Le support de Windows 10 s’est arrêté il y a près d’un an. Et pourtant, sur le terrain, une bonne partie des parcs informatiques de PME tournent encore dessus. Pas par choix. Par manque de temps, de bras, ou simplement parce que personne en interne n’a le rôle de piloter ce genre de chantier.

Ce qui change vraiment

Depuis la fin du support, Windows 10 ne reçoit plus aucun correctif de sécurité gratuit. Chaque faille découverte reste ouverte, indéfiniment, sur toutes les machines qui n’ont pas basculé. Microsoft propose bien un programme de mises à jour de sécurité étendues payantes (ESU), mais c’est une rustine temporaire, pas une solution. Le prix augmente chaque année, et le dispositif prend fin définitivement d’ici peu.

Le vrai sujet n’est pas technique. C’est humain. Migrer un parc vers Windows 11 demande de vérifier la compatibilité matérielle machine par machine, de tester les logiciels métier, de planifier les interruptions, de former les équipes aux quelques changements d’interface. Pour une PME de 20 à 50 postes sans service informatique dédié, ce chantier ressemble à une montagne qu’on préfère contourner.

Ce que ça implique pour votre PME

Faire l’autruche a un coût, même s’il ne se voit pas tout de suite. Trois risques concrets s’accumulent avec le temps :

Le premier, c’est la surface d’attaque qui grossit chaque mois. Un poste Windows 10 non mis à jour devient une porte d’entrée pour un ransomware, exactement comme une serrure qu’on ne changerait jamais après avoir perdu ses clés.

Le deuxième, c’est la conformité assurantielle. De plus en plus de contrats de cyberassurance excluent désormais les incidents survenus sur un système d’exploitation obsolète. Une clause que peu de dirigeants lisent avant la sinistre découverte, au moment où ils en auraient le plus besoin.

Le troisième, c’est l’effet domino sur le matériel. Plus on attend, plus le parc vieillit, plus la migration devient coûteuse : certains PC ne supportent tout simplement pas Windows 11 et doivent être remplacés, pas juste mis à jour.

Ce que vous pouvez faire dès maintenant

Trois étapes simples pour sortir de l’attentisme, sans y consacrer des semaines.

  1. Faites l’inventaire. Combien de vos postes tournent encore sous Windows 10 ? Combien sont compatibles Windows 11 sans changement matériel ? Cette photo de départ prend une heure et change tout pour la suite.
  2. Priorisez par exposition. Un poste comptabilité qui manipule des données bancaires n’a pas la même urgence qu’un poste d’appoint peu connecté. Migrez d’abord ce qui présente le plus de risque.
  3. Faites-vous accompagner sur la bascule technique. La compatibilité logicielle, le déploiement en masse et la formation utilisateur se gèrent bien mieux avec un regard extérieur qui l’a déjà fait vingt fois.

Le manque de ressources internes n’est pas une fatalité. C’est précisément la raison d’être de l’infogérance : reprendre ce genre de chantier à votre place, sans mobiliser vos équipes ni votre attention.

Notre maintenance informatique prend en charge l’intégralité de ces migrations, du diagnostic initial au déploiement final, avec un suivi RMM qui vous montre en temps réel où en est votre parc.