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DSI interne ou infogérance : ce que révèle vraiment le calcul

Pierre Dumartin

Un dirigeant de PME qui commence à hésiter sur son informatique se pose presque toujours la même question : faut-il embaucher quelqu’un en interne, ou passer par un prestataire ? Le réflexe naturel est de comparer un salaire à une facture mensuelle. C’est justement là que le calcul part de travers.

Ce qui change vraiment

Un salaire brut affiché à 38 000 euros par an pour un technicien informatique junior ne représente qu’une partie de la facture réelle. Il faut ajouter les charges patronales, qui tournent autour de 40 à 45 % selon la convention collective. On arrive déjà à plus de 53 000 euros chargés, avant même d’ouvrir un ticket ou de configurer un poste.

Vient ensuite ce qu’on oublie systématiquement : le matériel de travail, les formations pour rester à jour sur des technologies qui évoluent chaque trimestre, les logiciels de supervision et de sécurité qu’il faudra bien lui donner pour travailler correctement, et les jours d’absence (congés, arrêt maladie, formation) pendant lesquels votre informatique tourne sans personne aux commandes.

Le point le plus rarement anticipé, c’est la solitude du poste. Un technicien seul face à une panne complexe n’a personne à qui demander un deuxième avis. Face à une cyberattaque un dimanche, il est seul aussi. Une équipe d’infogérance, elle, mutualise l’expertise de plusieurs profils : réseau, sécurité, Cloud, support utilisateur.

Ce que ça implique pour votre PME

Faire ce choix sans creuser les chiffres mène à deux écueils fréquents.

Le premier, c’est de sous-estimer le vrai coût d’un recrutement raté. Un technicien qui ne convient pas et qu’il faut remplacer après six mois représente une perte sèche : le salaire versé, le temps de formation investi, et le trou de compétence pendant la nouvelle recherche. Sur ce type de poste, le turnover est loin d’être rare.

Le deuxième écueil, c’est de comparer un salaire seul à un forfait d’infogérance complet, sans remettre les deux dans le même panier. Un forfait mensuel inclut généralement la supervision continue, le support utilisateur, la sécurité, et l’accès à plusieurs spécialités à la fois. Un salarié unique, aussi bon soit-il, ne peut pas être expert en tout.

À l’inverse, certaines PME plus grandes, avec un volume de tickets suffisant et des besoins très spécifiques, trouvent un vrai intérêt à internaliser une partie de leur informatique. Le sujet n’est donc pas tranché dans un sens ou dans l’autre : c’est une question de taille, de volume, et de criticité.

Ce que vous pouvez faire dès maintenant

Trois réflexes simples pour comparer objectivement, sans se faire piéger par les chiffres affichés.

  1. Calculez le coût chargé complet. Salaire brut, charges patronales, matériel, logiciels, formation. Le total dépasse presque toujours de 30 à 40 % le salaire brut annoncé.
  2. Listez les compétences réellement couvertes. Un technicien généraliste peut-il gérer une migration Cloud, un incident de sécurité et une négociation avec un éditeur logiciel, le tout la même semaine ? Si la réponse est non, le vrai coût d’une compétence manquante, c’est celui d’un prestataire ponctuel appelé en urgence, souvent plus cher qu’un forfait planifié.
  3. Mesurez la continuité de service. Que se passe-t-il un vendredi soir si votre unique technicien est en vacances et qu’un serveur tombe ? La réponse à cette question, à elle seule, éclaire souvent tout le reste de la décision.

Le choix entre interne et externalisé n’est jamais une question de principe. C’est un calcul qui mérite d’être fait avec les vrais chiffres, pas avec les chiffres qui arrangent la première intuition.

Notre offre de gestion informatique externalisée a justement été pensée pour donner à une PME l’accès à une équipe complète, au coût prévisible d’un forfait mensuel plutôt que d’un salaire chargé.